Association pour la Défense des Usagers des transports de l'axe Lyon/Ambérieu

Ligne Lyon Amberieu

ADULA Actualité, FNAUT AURA Actualité

La ligne Ambérieu-Lyon pointée du doigt, le ministre des Transports a été informé de la situation

Mardi, le député, Romain Daubié, a interpellé le ministre des Transports à propos des dysfonctionnements constatés sur la ligne de train Ambérieu-Lyon. Philippe Tabarot lui a répondu, sans formuler d’annonces concrètes.

« Il y a des retards fréquents, des suppressions de trains et des rames saturées aux heures de pointe. En bref, le service est imprévisible. Le taux de ponctualité est de 82,7 %, ce qui fait de la ligne Ambérieu-Lyon-Saint-Etienne, l’une des pires lignes de France. » Mardi, lors d’une séance de questions orales sans débat, Romain Daubié a interpellé le ministre des Transports, Philippe Tabarot, pour dénoncer les dysfonctionnements de la ligne Ambérieu-Lyon.

Ain. La ligne Ambérieu-Lyon pointée du doigt, le ministre des Transports a été informé de la situation

Le député de la 2 circonscription de l’Ain a vivement critiqué « les conditions de transport indignes » des 15 517 usagers quotidiens et fait remonter leurs préoccupations : « Les attentes sont assez simples : ne pas avoir peur d’arriver en retard au travail et prendre le risque d’être licencié pour des retards répétés ; ne pas être en retard pour récupérer les enfants au périscolaire et risquer de les récupérer à la police municipale ou à la mairie ; ne plus se réveiller en se demandant si son train sera bien là. » L’élu a surtout appelé la Région, SNCF Réseau et l’exploitant à « assumer [leurs] responsabilités ».

« Nous sommes déçus »

En retour, le ministre des Transports n’a pas répondu précisément à la problématique aindinoise, mais apporté une vision nationale de la situation des TER. Selon lui, les infrastructures, le matériel et les accidents de personnes, « qui malheureusement se multiplient et perturbent le trafic au-delà du drame humain que cela représente », seraient les causes des difficultés connues « dans la quasi-totalité des régions ». Pointant du doigt « la saturation » de l’étoile ferroviaire lyonnaise, le ministre a également rappelé les 300 millions d’euros d’investissements engagés en 2015, pour financer 30 opérations sur le réseau. « Un nouveau quai, en gare de Montluel, a été créé pour fluidifier les circulations, a-t-il poursuivi. Nous continuons ces efforts avec la création de deux sous-stations électriques à Miribel et Meximieux-Pérouges, dont les travaux sont en cours et permettront, je l’espère, d’améliorer significativement la robustesse des circulations. »

Par la voix de son président, Gérald Petitgand, l’Association pour la défense des usagers de la ligne Lyon-Ambérieu (Adula) n’a pas tardé à réagir : « Il n’y a rien de concret, nous sommes déçus. On ne s’attendait pas à ça. Philippe Tabarot a simplement récupéré les éléments de langage. »

Laisser un commentaire

nous contacter

nous contacter